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Projet Pérou - proyecto peru

13 articles

7 Le repas péruvien / la cena peruana

Par admin hotellerie-tourisme le 23 novembre 2011 à 16:05

19 de abril de 2011

La preparación de la sala: 
Deux élèves suspendent les réalisations en fil électrique à partir des glyphes de Nazca, faites en cours d’arts plastiques
Placement des papiers collés inspirés des tissus péruviens, faits en cours d’arts plastiques
Dos alumnas cuelgan las realizaciones en hilo eléctrico a partir de los glifos de Nazca, hechas en clase de artes plásticas
Colocación de los papeles pegados inspirados de los tejidos peruanos, hechos en clase de artes plásticas

 

 

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6 Contes et chansons de Mara

Par admin hotellerie-tourisme le 23 novembre 2011 à 15:49

(Cuentos y canciones de Mara )

Contes et chansons de Mara (12 avril 2011) Reprise des travaux écrits et oraux :
Les histoires et chansons ont été :
El corazón mirando al sur (Chanson, tango d’EladiaBlásquez)
Le caméléon et le lézard
La naissance de la petite fille
Le premier homme et la première femme
L’enfant qui voulait mourir
María va (Chanson de Mercedes Sosa)
Les objets de terre cuite et de métal
Les deux pots de terre du vendeur d’eau
La cuillère longue
Les vols d’oiseaux
Le lapin et le renard
Celui qui croyait ne pas avoir de chance
Recette du salmorejo
 
L’histoire de Mara qui a le plus plu (les opinions qui suivent chaque récit sont écrites en changeant de caractères à chaque changement de personne qui s’exprime) :
11 ont choisi le conte du premier homme et de la première femme :
Il était une fois un homme et une femme qui étaient les premiers du monde. Ils se sont regardés et l’homme a pensé que la femme était coupée. Il l’a soignée, il l’a couchée sur un hamac, mais un jour, en observant les singes, il a compris comment vivre avec la femme. De la nature, les hommes ont appris quoi manger, que boire, comment se reproduire. Ils se rencontrent, vivent leur amour, ils s’aiment.
J’aime cette histoire parce qu’elle représente une philosophie dans laquelle les hommes sont libres et j’aimerais vivre dans un monde comme ça, mais aujourd’hui, il y a cette société fondée sur l’argent, et je crois qu’il ne sera pas facile d’en sortir… J’ai préféré cette histoire parce que nous sommes l’avenir de la création du monde. Cette histoire appartient à la vie de toutes les personnes. C’est l’histoire des ancêtres, et c’est intéressant de voir comment ils pensaient, avec tant d’années qui nous séparent. C’est une histoire différente de celle de l’église française. Il n’y a ni Adam ni Eve dans cette histoire. Mara a raconté cette histoire avec beaucoup d’expressions très drôles.
6 ont choisi l’histoire de l’enfant qui voulait mourir.
Il était une fois un enfant qui, en allant au marché avec sa maman, a vu passer sur une charrette une grande caisse entourée de fleurs de toutes les couleurs. En voyant cela, l’enfant a demandé à la mère ce qui se passait et pourquoi il y avait tant de fleurs. Sa mère lui dit que l’homme qui était dans la caisse était mort. Mais l’enfant ne savait pas ce que voulait dire « être mort ». Il a commencé à crier que lui aussi voulait aller dans le cercueil, qu’il voulait être mort. La mère voulait le faire taire, lui disait qu’il ne pouvait pas être mort, qu’il arrête ses bêtises. Mais il ne s’agissait pas que d’un simple caprice, l’enfant voulait vraiment mourir. Il a demandé à son grand-père comment était la mort. Il voulait mourir avant sou grand-père. Mais comme le veut la vie et l’ordre des choses, le grand-père fut emporté par la mort peu après. Il n’a donc pas pu raconter à son petit-fils comme était la mort. L’enfant a vu la mort emporter son grand-père, et elle lui a dit qu’elle viendrait le chercher bien plus tard. Et dès lors, l’enfant n’a plus été un enfant.
J’ai préféré cette histoire car Mara l’a racontée avec beaucoup de force.L’enfant est innocent et on s’y attache. J’ai posé cette question à mon grand-père quand j’étais préoccupé par la mort. C’est la belle innocence de l’enfance. Jusqu’à ce qu’il découvre la vérité, c’était un enfant innocent, cette expérience l’a fait grandir d’un coup. La raison pour laquelle l’enfant voulait être dans la caisse est très jolie, il voulait être entouré d’un tas de fleurs de toutes les couleurs, car il trouvait ça beau. J’aime ce conte parce que c’est le seul que j’ai complètement compris quand Mara l’a raconté.
5 ont aimé l’histoire du renard et du lapin
Le renard voulait manger beaucoup d’aliments, et a ordonné au lapin de semer des plantes, décidant qu’il garderait la partie haute, et le lapin la partie basse. Le lapin a planté des pommes de terre, et tout content il a donné les fanes au renard, et a gardé toutes les délicieuses patates. Voyant cela, le renard a voulu la partie basse, laissant au lapin la partie haute. Alors le lapin a semé du blé. Le renard a eu la racine, et le lapin a pu se faire du bon pain avec le grain des épis. Le renard, très affamé, a voulu la partie haute et la partie basse. Le lapin a donc semé du maïs, et a donné au renard la feuille d’en haut, la racine d’en bas, et a mangé des bons grains des panouilles.

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6. Cuentos y canciones de Mara

Par admin hotellerie-tourisme le 23 novembre 2011 à 15:45

 (Contes et chansons de Mara)

 Cuentos y canciones de Mara (12 de abril de 2011) Recopilación de trabajos orales y escritos :
  • Los cuentos fueron :
  • El corazón mirando al sur (canción, tango de Eladia Blázquez)
  • El camaleón y el lagarto
  • El nacimiento de la niña.
  • El primer hombre y de la primera mujer
  • El niño que quería morirse
  • María va (canción de Mercedes Sosa)
  • Los objetos de barro y de metal
  • Las dos vasijas de barro del aguador
  • La cuchara larga
  • Los vuelos de aves
  • El conejo y el zorro
  • El que pensaba no tener suerte
  •  Receta del salmorejo


 

El cuento de Mara que más gustó (las opiniones que siguen cada relato se escriben cambiando la letra al opinar una persona distinta):
11 optaron por el cuento del primer hombre y la primera mujer:
Érase una vez un hombre y una mujer que eran los primeros del mundo. Se miraron y el hombre pensó que la mujer estaba cortada. La atendió, la acostó en una hamaca, pero un día observando a los monos, comprendió cómo vivir con la mujer. De la naturaleza aprendieron los hombres qué comer, qué beber, cómo reproducirse. Se encuentran, viven su amor, se quieren.
Me gusta este cuento porque representa una filosofía en que los hombres están libres, y me gustaría vivir en un mundo así, pero hoy, hay esta sociedad fundada en el dinero, y pienso que no será fácil salirse… Preferí este cuento porque nosotros somos el futuro de la creación del mundo. Esta historia pertenece a la vida de todas las personas. Es la historia de los antepasados, y es interesante saber cómo pensaban, con tantos años que nos separan. Es una historia diferente de la de la iglesia francesa. No están Adán y Eva en esta historia. Mara contó este cuento con muchas expresiones muy divertidas.
6 eligieron la historia del niño que quería morirse
Érase una vez un niño que, yendo al mercado con su mamá, vio pasar en un carro un cajón grande rodeado de flores de todos los colores. Al ver esto, el niño le preguntó a su madre qué pasaba, y porqué había tantas flores. La madre le dijo que el hombre que estaba en la caja estaba muerto. Pero el niño no sabía lo que significaba “estar muerto”. Comenzó a gritar que él también quería estar en el ataúd, que él quería estar muerto. La madre lo mandaba callar, le decía que no podía estar muerto, que parar tanta tontería. Pero no era solamente capricho lo que le dio al niño, él deseaba realmente estar muerto. Le preguntó a su abuelo cómo era la muerte. Quería morir antes que su abuelo. Pero como lo quiere la vida o la lógica de las cosas, el abuelo fue llevado por la muerte poco después. Así él no pudo contarle a su nieto cómo era la muerte. El niño vio que la muerte se llevaba a su abuelo, pero ella le dijo que lo vendría a buscar mucho más tarde. Y desde entonces el niño no fue más un niño.
Preferí esta historia porque Mara la contó con mucha fuerza. El niño está muy inocente y encariña. Yo le hice esta pregunta a mi abuelo cuando la muerte me preocupaba. Es la bella inocencia de la infancia. Hasta que descubriera la verdad era un niño inocente, esta experiencia lo hizo crecer de un golpe. La razón por la que el niño quería estar en la caja es muy bella, quería estar rodeado de muchas flores de todos los colores, porque lo encontraba hermoso. Me gusta este cuento porque fue el único que comprendí completamente cuando Mara lo contó.
A 5 les gustó el cuento del zorro y del conejo
El zorro quería comer muchos alimentos, y le mandó al conejo sembrar plantas, resolviendo que él se quedaría con lo de arriba, mientras que el conejo tendría lo de abajo. El conejo sembró papas, y muy contento le dio al zorro la hoja, y se quedó con las ricas papas. Viendo esto, el zorro quiso lo de abajo, y al conejo le dejaba lo de arriba. El conejo sembró entonces trigo. El zorro tuvo la raíz, y el conejo pudo hacer buen pan con el grano de las espigas. El zorro, muy hambriento, quiso tener lo de arriba y lo de abajo. El conejo entonces sembró maíz, y le dio al zorro la hoja de arriba, la raíz de abajo, y se comió los ricos granos de las mazorcas.
Al final, el conejo comió más que el zorro porque es más malicioso que él. Esta historia no es una simple historia, muestra lo que pasa en la vida de todos los días. Es un cuento simpático, muy fácil de aprender, divertido y verídico. También es fácil de comprender.
2 tuvieron preferencia por el cuento del nacimiento de la niña
Tras nacer en la cocina, lugar donde pasan todas las cosas importantes de la casa, la niña fue llevada luego a la cama grande, delante de su hermano mayor. La niña levantó las piernas y el hermano, al mirarla, se asustó y gritó: “¡No he sido yo! ¡No la corté, mamá!” Y la madre le dijo que no gritara, que era cierto, no había sido él, que solo eran diferentes el niño y la niña.
Me gusta este cuento porque es muy divertido, y la mamá tiene razón, somos diferentes. Es muy fácil de comprender.
7 escogieron el cuento del hombre que pensaba no tener suerte
Es la historia de un hombre que dijo no tener suerte. Para saber por qué no la tenía, subió a la montaña donde vivía el sabio que tenía todas las respuestas a todas las preguntas. En camino se encontró con el lobo flaco que le preguntó: “¿Por qué soy tan flaco?” El hombre contestó: “No lo sé, pero se lo preguntaré al sabio que tiene todas las respuestas a todas las preguntas”. Más adelante se encontró con el sauce llorón que se quejaba de que le dolían las raíces. El hombre que decía no tener suerte le prometió que le preguntaría al sabio por qué le dolían tanto. Siguió caminando y se encontró con una bella mujer que se sentía muy sola. Le pidió que le preguntara al sabio por qué estaba tan sola. El hombre siguió hasta la cumbre, en donde estaba la casa sin puertas ni ventanas en la que vivía el sabio que tenía todas las respuestas a todas las preguntas. El sabio le dijo que la suerte no era de una persona u otra, sino que andaba por todas partes, que bastaba con estar alerta para verla. Así que el hombre se fue muy contento, después de haber hecho también las preguntas de sus amigos. Al bajar, se encontró primero con la mujer bella y le dijo: “El sabio dice que te vayas a vivir con el primer hombre que tú veas.” Pero él no quiso quedarse a vivir con ella porque tenía que encontrar la suerte que está en todos los lugares. Llegó cerca del árbol y le dijo: “Tienes un gran tesoro entre tus raíces, podría sacártelo pero no tengo tiempo, voy a buscar la suerte.” Y al ver al lobo flaco le dijo: “Eres flaco porque no comes correctamente. Tienes que comer al primer hombre que pase.” Y el lobo se comió al hombre.
A mí me gustó este cuento porque es irónico: el hombre buscó la suerte, en un momento cree que la tiene, y luego la pierde. Al hombre, no se lo comería el lobo si se hubiera quedado a vivir con la mujer. Si el hombre no pensara todo el tiempo en la suerte, se quedaría a vivir con la bella mujer, sería rico con el tesoro, pero está muerto. Cuando los hombres buscan la suerte a la fuerza, pasan al lado de la suerte. Es el cuento en el que hay más acción, y también es el que la contadora de historias contó mejor.
 


Receta del salmorejo

El Salmorejo es una comida parecida al gazpacho; es típica de Andalucía.
 Ingredientes de la receta:
6 ó 7 tomates grandes
1 pimiento verde
1 pepino
1 cebolla
100 gramos de pan duro
1-2 dientes de ajo
1 cucharada de sal
1 vasito de agua
Aceite de oliva.
 
¿Cómo se hace este salmorejo?
Primero se pelan los tomates, se trocean y se ponen en un recipiente grande, luego lavamos el pimiento quitándole hebras y pepitas y lo ponemos junto a los tomates hechos trozos. También pelaremos el pepino, la cebolla y los ajos (hay que quitarles el corazón), y los ponemos troceados en el recipiente.
Ahora hay que mojar bien el pan con agua y desmenuzarlo con las manos. Se añade a todo lo demás, se le echa sal, agua y un buen chorro de aceite de oliva. A continuación se tritura con la batidora hasta que tenga la textura deseada, todo bien triturado.  Lo dejaremos en el frigorífico para tomarlo fresquito una buena tarde de verano. Recomiendan acompañarlo con daditos de pepino, huevo duro, cebolla, jamón, pan… o lo que te guste.
Se dice también que la receta tradicional de salmorejo lleva sólo tomate, pan, aceite ajo sal y vinagre; aunque como a todas recetas, se le pueden hacer las modificaciones que se quiera.
Mara contó cómo se hacía en tiempos muy antiguos, antes de que la electricidad modificara todos los procedimientos de cocina, cuando todo se hacía a mano.

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5. Operación Diablo

Par admin hotellerie-tourisme le 23 novembre 2011 à 15:32
5 Operación Diablo (corrección de la tarea escrita)
 
1) Resume la película en unas cinco a diez líneas (7 puntos)
 
Operación Diablo es un documental de Stéphanie Boyd que relata la lucha de los campesinos vecinos del Cerro Quilish, en la provincia de Cajamarca, Perú, contra una multinacional de origen estadounidense que excava la montaña para extraer oro. Luchan por su agua, su tierra, sus cultivos, su cultura. La mina contamina el agua con muchos productos químicos. Los habitantes decidieron que esa montaña sagrada que les da el agua no se podía tocar. Bloquearon la carretera, manifestaron, y la empresa de vigilancia de la mina, Forza, organizó espionaje, amenazas, asesinatos, y en otros lados han secuestrado y maltratado a militantes ambientalistas. Pero siguió la lucha y los activistas lograron detener a varios espías cuyas imágenes, sacadas con celulares, son la prueba de su mala actuación.
 
2) ¿Cuál es el sentido de la inclusión de animaciones de los dibujos de Guamán Poma de Ayala en el documental? (5 puntos)
 
La inclusión de dibujos de Guamán Poma de Ayala, historiador inca del siglo XVI, bajo forma de animación, en la película, nos recuerdan que la historia de las minas de oro existe desde hace muchos años: 500 años antes de nuestros tiempos, toda la conquista fue por el oro. Para obtenerlo, los españoles hicieron un pacto con los Incas, y luego amenazaron a Atahualpa, luego lo mataron, traicionando el pacto, como hoy. La animación utiliza el documento gráfico disponible de la época de la conquista, porque no había cámara en aquellos tiempos. La cineasta incluye aviones en la parte modernizada de la animación, para mostrar cómo se llevan el oro del país hacia los países ricos que lo extraen.
 
3) ¿Qué posición ocupó el cura Marco Arana dentro de la comunidad? (4 puntos)
 
El cura Marco Arana es un mediador entre los campesinos y habitantes del pueblo por un lado, y la policía, el gobierno y la empresa minera, por otro lado. Cumple un papel muy importante porque también es el apaciguador en los momentos de mucha violencia. Dirige un grupo pacifista de defensores de la naturaleza y de la agricultura campesina que se llama Grufides, y después de los acontecimientos de Cerro Quilish, fundó un partido político ambientalista.
 
4) ¿Qué reflexión o qué opinión tienes sobre los acontecimientos relatados y las personas que actúan? (4 puntos)
 
Los habitantes de Cerro Quilish viven una situación muy conflictiva: ellos arriesgan la vida porque luchan contra una multinacional poderosa, aliada de las autoridades locales, y no piden nada, sólo piden que se los deje vivir tranquilos, no quieren seguir sufriendo y viviendo en tanto peligro. Pero tienen razón de defender su agua, su tierra, su campo y sus costumbres. Es una gran injusticia que tengan que padecer tanta violencia.
 

 

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4. Visite au musée des Jacobins d'Auch

Par admin hotellerie-tourisme le 23 novembre 2011 à 14:46

(Visita el museo des Jacobins de Auch)

Visite au musée des Jacobins d’Auch (Gers) :
La visite a eu lieu le 10 février, nous avons fait le voyage en autobus, les élèves, Marc Granier professeur d’histoire de géographie, l’assistante de langue espagnole Rosimar Guevara López, et Odile Bouchet, professeure d’espagnol. Dans le musée, on a fait deux groupes. Pendant que chacun des groupes visitait le musée, l’autre se promenait dans les rues d’Auch, très jolie petite ville, et nous avons pique-niqué tous ensemble le long des berges du Gers, car par chance, il faisait un temps superbe ce jour-là, très doux, qui nous a permis d’être dehors sans problème.
Tous se sont reposés un peu après le repas, l’après-midi nous avons inversé les groupes, l’un en visite de musée et l’autre dans les rues.
Dans le musée nous avons eu une conférence de présentation de la collection, qui a commencé grâce à Guillaume Pujos, homme cultivé qui au XIX° siècle est parti au Chili où il a vécu des années avec sa sœur, gagnant sa vie comme tailleur, et parcourant toute la partie du Chili, de la Bolivie et du Pérou, où il a constitué une belle collection personnelle d’antiquités. De retour au pays dans les années 20 du XX° siècle, il a travaillé à la conservation du musée des Jacobins auquel il a légué par testament sa collection d’art américain.
Mais à sa mort personne ne s’est occupé de cette collection, car Auch est une toute petite ville très provinciale, et elle est restée en sommeil dans une cave durant quelques années. Mais enfin, grâce aux efforts de beaucoup de gens et à plusieurs collections privées données à la ville, on a pu ouvrir au public la deuxième collection d’art américain de France.
On nous a donné beaucoup d’explications sur l’art funéraire, les objets qui accompagnaient les notables morts dans leur voyage posthume, beaucoup en terre cuite, quelques-uns en métal. Des tissus aussi, de laine. Et un quipu en parfait état de conservation. Nous avons parcouru ainsi des millénaires de civilisations, de quoi donner idée que le fait de ne citer que les Incas est fort restrictif et ne correspond pas à la réalité historique. Bien d’autres peuples brillants se sont succédé au Pérou depuis très longtemps. Une fois les Incas vaincus par les Espagnols, l’art colonial a commencé, le musée lui consacre une salle où l’on voit un tissu de plumes (l’art des plumes était très développé dans toute l’Amérique, où l’on considérait ce matériau comme le plus précieux à cause de sa fragilité et de ses couleurs brillantes), conservé dans une vitrine spéciale pour éviter sa détérioration.
Les élèves ont apprécié cette visite qui leur a permis de voir des objets vrais, et non pas seulement en photo en classe, et par exemple, de vérifier l’importance de l’art de la plume dans la représentation, constater la fréquence et le réalisme des représentations sexuelles, sur des objets rituels, de reconnaître des animaux, des végétaux et des scènes de la vie quotidienne, dans les formes des céramiques.
 
Cependant ils se sont sentis un peu limités par le temps, car la conférence a été un peu longue et ne leur a guère laissé regarder à loisir le contenu des vitrines. Ils ont envié les enfants d’une école primaire qui ont eu la liberté d’aller entre les vitrines à leur guise avec un jeu à base de dessins, ce qui leur a paru plus adapté pour apprécier l’art des représentations exposées.
 
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