2 La réalisation

(La realización)

Elle a eu lieu entre fin octobre, époque où les élèves ont vu le film, et le 19 avril, date du repas péruvien que les élèves de la classe ont élaboré sous la direction de leurs professeurs de cuisine et de salle.
Les professeurs qui y ont pris part sont :
Cuisine : Pascal Bonnafous et Frédéric Zancanaro
Salle : Claire Schaffener
Arts plastiques : Céline Boiziot
Histoire et géographie : Marc Granier
Espagnol : Odile Bouchet
 
Les actions menées ont pour fil conducteur le film Des marmites et des rêves, d’Ernesto Cabellos,qui a permis aux élèves une approche de la géographie péruvienne, qu’elle soit des reliefs, des climats, des villes, des populations, de l’alimentation majoritaires de chaque zone.
Les contacts avec l’art ancien du Pérou ont commencé avec le chapitre sur le Seigneur de Sipán, à partir duquel nous avons étudié aussi les glyphes de Nazca et de multiples dessins de tissus et de céramiques issus de l’œuvre du XIX° siècle Pérou et Bolivie, de Charles Wiener, expéditionnaire franco-autrichien qui a laissé un livre très discutable dans bien des contenus, mais remarquablement illustré. La visite au musée d’Auch a affiné cette approche et a permis aux élèves de réaliser les décorations de tables et de salle en cours d’arts plastiques, où les pages étudiées ont été réinvesties par le professeur.
L’artiste contemporain Walter Barrientos a prêté une œuvre pour la décoration de la salle, complétant ainsi une vision artistique qui n’est pas que de l’ancien, le film Operación Diablo aborde la problématique des conflits entre le maintien d’une qualité de vie et l’invasion industrielle de certaines zones du pays, et les contes de Mara qu’elle a sélectionnés après visionnage du film Des marmites et des rêves, afin de s’inscrire dans cette étude, ont donné aux élèves la mesure de leur capacité de compréhension en fin d’année scolaire, juste avant leur départ en stage professionnel.
L’élaboration du menu du repas final est venue de l’étude de recettes en classe, en rapport avec celles que l’on voit élaborer dans le film, et c’est de là qu’ils ont tiré les devinettes proposées aux familles lors du repas.
 
Malheureusement le courrier avec l’école de gastronomie de Pachacutec n’a pas fonctionné, car nous n’avons jamais reçu de réponse, à la grande déception des élèves, nous ne savons pas si notre courrier leur est parvenu, mais nous savions au départ que ce serait difficile. D’autre part, des étudiants de tourisme ont travaillé sur la visite au restaurant de Gastón Acurio à Madrid, mais leur travail n’étant pas encore très abouti, nous ne savons pas encore s’il nous sera possible d’y aller.
Les autres activités ont commencé en novembre : les élèves ont fait à la suite du film une recherche sur des produits américains utilisés en cuisine, ils ont choisi un produit et ils en ont parlé à la classe en espagnol. Ce travail, fait en novembre, a été repris ensuite pour composer les devinettes qui ont été présentées le soir du dîner, avec les menus.
A la suite de ce travail sur les produits, nous avons travaillé diverses recettes : la pachamanca, le ceviche, le cochon d’Inde à l’arachide etc.
En décembre, les élèves ont écrit aux jeunes de l’école de Pachacutec, et nous avons étudié des chansons, écouté Hauteurs de Machu Pichu de Pablo Neruda par Los Jaivas.
En janvier a eu lieu la visite de l’atelier de Walter Barrientos, en deux temps (voir fiche jointe). Pour préparer ensuite la visite du musée d’Auch (voir fiche jointe), nous avons travaillé sur diverses représentations du Pérou ancien : motifs de tissage, céramiques, et les glyphes de Nazca.
En février, nous sommes allés à Auch visiter le musée des Jacobins. Nous avons aussi travaillé deux poèmes de César Vallejo ( Los heraldos negros et Idilio muerto).
En mars, nous avons assisté à une séance de cinéma des Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse, nous avons vu Operación Diablo, de Stéphanie Boyd, produit par Guarango, la maison de production de De ollas y sueños. Il traite des luttes des paysans des Andes contre les entreprises minières qui contaminent leur eau et envahissent leurs terres. Dans la mesure où nos élèves étudient la production agricole et la qualité alimentaire comme critère d’excellence en restauration, il est bon qu’ils sachent les difficultés que peuvent avoir certains paysans, qui produisent du non-bio contre leur volonté. Álvaro Campana, jeune philosophe péruvien qui connaît Marco Arana, la personne dont l’action est au centre du film, est venu parler avec la classe après la projection.
En avril, le 12, une conteuse argentine résidente en Espagne, Mara Cuentos ( www.maracuentos.es ), est venue offrir aux élèves de toutes les classes de secondes un programme de contes qu’elle a adapté à la recherche sur la cuisine péruvienne.
Puis le 19 a eu lieu le repas, la décoration de la salle de restaurant ayant été préparée en cours d’arts plastiques. Chaque élève avait choisi un motif de tissu, et l’avait utilisé pour faire une frise de papier collé qui décorait la table, et en fil électrique, ils avaient reproduit les formes de Nazca et les avaient suspendues au plafond. Les commensaux étaient les familles des élèves, ce qui a été pour eux l’occasion de voir leurs enfants au travail. Le menu a été composé par les professeurs de cuisine à partir des aliments et recettes étudiés en cours, dans les limites des possibilités d’approvisionnement en matières premières.
Les documents qui suivent sont tous composés à partir des travaux des élèves.

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par admin hotellerie-tourisme le 01 déc. 2011 à 13:58

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